Le coiffeur de Chateaubriand d’Adrien Goetz R GOE
Que peuvent bien cacher les portes obstinément closes du placard d’Adolphe Pâques, ce jeune et talentueux coiffeur qui déploie tous les trésors de son art pour conserver son allure de génie dans le vent au célébrissime mais vieillissant François-René de Chateaubriand (1768-1848) ? Quels liens particuliers se sont tissés entre ces deux hommes qui se meuvent dans des univers a priori aussi radicalement opposés ? Le Coiffeur de Chateaubriand, le nouveau roman d’Adrien Goetz nous propose, avec une malice non dénuée de tendresse, de pénétrer dans l’intimité imaginée des dernières années d’un des écrivains les plus adulés de son temps.
Récit d’une passion et d’une fascination d’ Adolphe Pâques (personnage bien réel) pour le grand écrivain qui donne un éclairage fort intéressant sur la fin de vie de Chateaubriand et également sur l’écriture des Mémoires d’outre-tombe.
C’est ainsi qu’on apprend que l’écrivain qui avait vendu les droits depuis longtemps de son œuvre ultime, la modifiait sans cesse afin de retarder leur publication.
La porte bleue d’ André Brink R BRI
Professeur et peintre à ses heures, David est marié depuis toujours à une femme blanche dont il n’a pas d’enfant. Depuis quelques années, il peint dans un petit cottage isolé et silencieux. Un jour, il y est accueilli à bras ouverts par une femme noire et ses deux petits enfants. Pour elle, il est son époux, et pour eux, leur père. David se retrouve dans une spirale infernale et troublante. André Brink nous plonge dans un monde étrange fait de rêves et d’hallucinations.
L’annonce de Marie Hélène Lafon R LAF
Ce récit raconte l’histoire d’une rencontre amoureuse provoquée par une petite annonce entre Paul, un paysan de 46 ans travaillant à Fridières, dans le Cantal et Annette, une mère de 37 ans, qui décide de quitter son mari alcoolique et Bailleul, dans le nord de la France, pour rejoindre Paul.
L’amour n’est jamais évoqué, Marie Hélène Lafon par son écriture délicate et méticuleuse voire sinueuse brosse le portrait de ces personnages silencieux, de leurs souffrances et de leurs solitudes.
La boîte noire d’ Amos Oz R OZ
La boîte noire, celle qui enregistre les dialogues des pilotes, restitue, sous forme de lettres échangées entre Alec et Ilana, après sept années d’éloignement et de silence, leur vie passée.
Alec Gidéon, intellectuel de renommée internationale, vit aux Etats-Unis ; ses rapports exacerbés avec son ex-femme Ilana, révèlent un homme blessé, qui n’a pas su oublier.
Llana, agaçante, passionnée n’aura de cesse qu’Alec revienne.
Michel Sommo, pied-noir, partisan du Grand Israël, deuxième mari se laissera corrompre par l’argent d’Alec. Et Boaz, fils d’Alec et d’Ilana, graine de voyou, est le symbole d’une certaine jeunesse, lasse des guerres, qui veut « prendre du bon temps ».
A travers ses personnages, Amos Oz restitue l’époque de la construction de l’ Etat d’ Israël, de ces pionniers qui avaient une volonté forte de construire un pays.
Glyphe de Percival Everett R EVE
Autobiographie érudite et humoristique de Ralph, un bébé surdoué qui, ayant décidé de renoncer au langage articulé pour écrire, sidère et manipule ses parents avant de devenir l’objet de la convoitise générale.
Déroutant et surprenant.
Le dernier frère de Natacha Appanah R APP
Le 26 décembre 1940, l’Atlantic accoste à Port-Louis avec, à son bord, quelque 1.500 Juifs, refoulés de Palestine et déportés à l’île Maurice, alors colonie britannique. A cette époque, Raj, 10 ans, ignore tout du monde et des tragédies qui s’y déroulent. Au soir de sa vie, il est rattrapé par le souvenir de ces événements qui l’ont marqué au fer rouge.
Magnifique roman, tout en justesse.
Mexique de James Michener R MIC
Né à New York en 1907, James A. MICHENER est l’un des géants de la littérature américaine. Pacifique Sud, son premier roman, a obtenu le prix Pulitzer en 1947. James A. MICHENER avait entrepris d’écrire Mexique en 1961. Après plusieurs mois de recherches et d’écriture, il mit ce roman de côté pour travailler à un autre projet… et l’égara. Trente ans plus tard, il retrouva le manuscrit et décida de le terminer.
Avec ce roman, on est immergé dans la société mexicaine, sa culture et son histoire. Toledo est une ville imaginaire plus vraie que nature. Une bonne partie du roman est consacrée à la corrida et à sa symbolique. La fascination et le respect des Espagnols pour la mort imprègnent tout l’ art de la corrida. Cette explication à la fois sociologique, culturelle et religieuse est fort intéressante.
Par ailleurs James Michener demeure un grand écrivain américain, un peu oublié aujourd’hui en Europe.
Autres titres : Hawai, Texas.
Le dernier mort de Mitterrand par Raphaelle Bacqué (prêt Club de lectures)
Le 7 avril 1994, François de Grossouvre est retrouvé mort dans son bureau, au cœur du Palais de l’Elysée, à deux pas de François Mitterrand dont il a été l’un des plus fidèles compagnons de route.
Raphaelle Bacqué livre un vrai travail de journaliste et retrace la passion et fascination de François de Grossouvre pour François Mitterrand et le pouvoir qu’il représentait. Ce sont les dernières années du Président qui sont relatées. Très documenté.
En avant route ! par Alix de Saint-André R SAI
Des bords de la Loire à Saint-Jacques-de-Compostelle, en passant par des chemins creux ou traversant des banlieues sinistres, l’auteur raconte son périple et ses rencontres avec des pèlerins sur lesquels elle porte un regard à fois espiègle et affectueux.
Beaufort de Ron Leshem R LES
Ron Leshem a été journaliste au » Yediot Aharonot » , et dirige aujourd’hui les programmes de la deuxième chaîne israélienne.
Il a interviewé beaucoup de soldats lors d’un reportage à Gaza.
Ron leshem : « Ce que me racontait ce soldat était tellement émouvant qu’à la fin de sa période de service, je suis allé l’attendre à la sortie de sa base militaire. Je lui ai proposé de l’interviewer, pendant une semaine, à l’abri dans un hôtel. Pour qu’il me raconte toute son histoire »
Beaufort est le premier roman du jeune Israélien de 34 ans. Une fiction remise en perspective par une série d’événements réels : le festival du film de Berlin 2007, le retour de Tsahal au Liban en 2006, le Salon du Livre de Paris 2008
Beaufort, c’est une histoire vraie. C’est même, tout d’abord, un lieu. Une citadelle construite par les croisés il y a des siècles, juchée à sept cents mètres d’altitude au Sud-Liban. De 1982 à 2000, durant « la sale guerre » au Liban, ce fut une enclave israélienne.
L’attente, la peur, l’ennui, la mort sont omniprésents tout au long du roman, un huis clos oppressant. C’est aussi le décalage avec la société civile, cette incompréhension mutuelle qui sont retranscrits par l’auteur.
Une dénonciation implacable de l’absurdité de la guerre.
Reviens Mahomet, ils sont devenus fous ! : Chroniques de la barbarie islamique ordinaire de Sahebjam Freidoune, journaliste iranien. 320.55 SAH
Il part de la création du Hezbollah et relate son arrivée au Liban.
Tout à fait désespérant.
Séraphine par Alain Vircondelet 759.06 SER B
Biographie passionnante de la peintre.


